ELECTRA by LAUREEN

« ELECTRA by LAUREEN » est un procédé révolutionnaire d’épilation corporelle définitive par électrolyse.

Contrairement aux techniques actuelles qui utilisent un générateur de faible courant relié a une fine aiguille qui est introduite dans le follicule pilo-sébacé pour détruire les cellules du bulbe du poil, ELECTRA est une méthode que j’ai inventé, qui permet d’obtenir exactement le même résultat, sans être invasif.

J’ai développé et formulé un adjuvant naturel, totalement biologique que j’applique soigneusement à la surface de la peau juste avant la phase d’électrolyse, et qui a pour effet, de catalyser et d’amplifier considérablement la réaction chimique finale.

Ainsi, chaque follicule pileux traité par le procédé ELECTRA dégage de façon spontanée et naturelle de la soude caustique, qui entraîne sa destruction définitive.

Le procédé « ELECTRA by LAUREEN » a été déposé auprès de CopyrightFrance.com afin de protéger la création de son Auteure.

 

 

Bien évidemment, la composition exacte d’ELECTRA est uniquement détaillée dans le fichier déposé à Paris. A ce jour, je suis toujours en phase d’expérimentation sur ma personne, pour mesurer l’impact et l’absence d’effets indésirables persistants.

Je souhaite prochainement pouvoir valider complètement cette innovation, et passer à l’étape suivante …

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HISTOIRE DE LA DECOUVERTE

(le 28 octobre 2018)

Depuis ma chirurgie faciale de juillet 2018, j’ai arrêté de me rendre dans le cabinet Parisien de dermatologie pour mes séances d’électrolyses hebdomadaires, afin de laisser la peau de mon visage, et surtout celle de mon menton au repos complet quelque temps.

Déjà depuis 2 ans, je gérais seule chez moi, les épilations de l’ensemble de mon corps à la lumière pulsée, et obtenais un résultat extrêmement positif.
Ainsi, mon domicile est devenu progressivement un institut miniature avec du petit matériel trouvé ici et là.
Pour compléter le tout, j’ai acheté en Irlande ☘️ une petite machine d’électrolyse rudimentaire, sans introduction d’aiguille jusqu’au follicule pileux.
Pour moi, ce dispositif me semblait indispensable, pour essayer d’éradiquer plus rapidement les poils blancs.

Poil après poil, de semaine en semaine, j’ai amélioré ma technique au fil des séances, cherchant toujours à optimiser l’éradication totale de ces indésirables.
C’est dans cette idée, que j’ai mis au point, un adjuvant qui améliore considérablement la performance de ma petite machine.
L’électro-coagulation obtenue est puissante, et après chaque séance de petits gonflements et croûtelles temporaires révèlent l’efficacité redoutable de mon système.
La douleur aussi est puissante, et me rappelle quelques moments passés en institut.

Bien entendu, je suis depuis plusieurs mois mon propre cobaye, et j’attends encore quelques semaines supplémentaires pour valider ma technique. Car si le temps confirme son caractère d’épilation définitive, alors ce sera une réelle avancée !
Car sans introduction d’aiguille, cette technique évite les manipulations délicates, et le risque de cicatrices.

Aussi, je ne dévoilerai ni la composition de mon adjuvant, ni la technique d’application mise au point. Pour le moment c’est encore en phase d’expérimentation.

Evidemment, çà reste une technique longue, car traiter chaque poil demande du temps, mais l’avantage, est de pouvoir travailler quand on veut, sans limite temporelle, tranquillement installée chez soi !

To be continued …

Laureen ❤️

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ELECTRA by LAUREEN fonctionne trop bien !

(le 8 novembre 2018)

 

A ce jour, avec maintenant un peu de recul, je peux dire qu’ELECTRA by LAUREEN fonctionne trop bien !

Le soucis que je rencontre actuellement avec le procédé, c’est sa puissance de catalyse.

En effet, la réaction naturellement induite par ELECTRA est beaucoup trop forte, et provoque après chaque séance, des effets indésirables transitoires mais cependant très douloureux !

Voici mes principales observations :

Zones de test – Menton et cou

* Au moment de l’exposition à l’électrolyse, de fortes douleurs sont ressenties sur la zone de certains poils. J’ai globalement une très forte résistance à la douleur, mais je dois bien reconnaître que parfois les picotements provoqués par ELECTRA sont incommodants.

* L’élimination du poil est redoutable, et la puissance de feu d’ELECTRA est impressionnante. Certains poils blancs éjectent par le pore de la peau, leur bulbe pileux liquéfié sous la forme de soude caustique naturelle. C’est aussi visuellement impressionnant.

* L’effet transitoire indésirable qui pour l’instant ne me permet pas de valider le procédé, est une inflammation sous-cutanée de certaines zones traitées. Après application de crème hydratante, elle s’estompe et disparaît en quelques jours. Malheureusement la gêne que l’on ressent le temps de sa présence est inconfortable !

D’après mes observations, elle se produit uniquement sur le menton, et sur la mâchoire inférieure appelée communément mandibule. La raison est simple, c’est là où la peau est très fine.

Sur les endroits du visage où il y a de l’épaisseur, cette réaction n’a jamais eue lieu !

Le devenir d’ELECTRA

Je vais tenter de corriger certains effets indésirables non pas en reformulant l’adjuvant, mais en l’associant à un gel de conduction.

Cette seconde phase de test, va être interrompue le temps de mon hospitalisation prochaine, et une partie de ma convalescence.

Je tiens à préciser, que même validée, ELECTRA by LAUREEN ne sera aucunement commercialisée.

Le concept est tout autre :

* Je souhaite protéger sa formulation, et à ce titre j’ai l’intention de réaliser moi-même les séances d’épilations auprès des personnes intéressées par mon procédé.

* La seconde raison, est qu’il faut associer l’adjuvant ELECTRA avec une machine à électrolyse avec pincettes et non à aiguille. C’est aussi cette caractéristique qui fait d’ELECTRA une innovation NON INVASIVE !

* De plus, ces machines sont en voie de disparition car remplacées au fur et à mesure par la technologie de la lumière pulsée très à la mode, mais totalement inefficace sur les poils blancs ! L’ Irlande et l’ Angleterre sont les deux pays dans lequel je me fournie encore actuellement.

* Ainsi, dans un premier temps, je vais réunir dans une petite mallette tout le matériel nécessaire pour mettre en oeuvre le procédé ELECTRA, et je me déplacerai uniquement sur le secteur de PARIS directement chez les particuliers.

Au-delà des séances d’épilations définitives avec ELECTRA, l’idée est d’aller au contact des personnes, et de favoriser les rencontres et les échanges.

 

 

 

 

 

 

 

 

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16. TRANSITION À PLEIN TEMPS

Une transition est vécue généralement comme une seconde puberté basée sur un long processus biologique. En revanche, la complexité engendrée par les immenses changements sur le plan de vie de la personne en transition est un véritable challenge au quotidien.

L’intensité d’une transition déploie une dynamique et une énergie considérable à plein temps.

Les soins corporels, les épilations, les rendez-vous médicaux et aussi toutes les multiples démarches administratives associés conjointement à une activité professionnelle intense vous propulsent littéralement du jour au lendemain dans un autre espace-temps.

Je me suis retrouvée avec un véritable planning mensuel digne d’une ministre d’Etat !

Chaque jour de repos est mis à profit, optimisé au maximum, pour caler toutes les activités liées à votre changement. Vous devenez alors très rapidement votre secrétaire personnelle, multi-tâches, avec toujours un esprit d’anticipation et de projection sur votre avenir à moyen et long terme. Cette gestion et gymnastique mentale sont vraiment déterminantes, puisqu’elles reflètent le niveau de votre motivation et révèlent la puissance insoupçonnée de cette force libératrice qui sommeillait en vous depuis si longtemps ; cette force qui vous pousse à passer à l’action aujourd’hui et vous insuffle la volonté nécessaire pour soulever des montagnes et dépasser les nombreux obstacles rencontrés sur votre parcours.

Cette belle énergie positive vous aide à déployer vos ailes de papillon et vous permet aussi d’aller à la rencontre et à la découverte de vous-même !

Sur l’instant, tête baissée, on ne réalise pas l’ampleur des épreuves surmontées. C’est bien après, avec le recul que se révèle la dimension réelle de l’incroyable itinéraire que vous avez parcouru.

Nous sommes toutes de véritables combattantes !

Aussi, il est important de garder toujours à l’esprit que sur une transition qui s’étale sur plusieurs années, l’essentiel est de toujours avancer pour que cette force ne retombe pas au risque d’affecter votre moral. Parfois, lors de certaines formalités administratives, les délais d’attente sont souvent très importants et peuvent facilement décourager. C’est pourquoi, je préconise d’avoir toujours plusieurs dossiers et procédures en cours afin de ne pas ressentir ces longueurs parfois ennuyeuses et déprimantes.

Pour ma part, mon agenda personnel a toujours été particulièrement bien rempli et structuré de sorte que, chaque semaine soit précisément millimétrée et coordonnée entre mon temps de travail et mes jours de repos.

Pour preuve, ce printemps 2018 m’entraînait dans cette course effrénée des rendez-vous et des demandes multiples. Je commençais aussi à moissonner les premiers fruits de mes requêtes administratives.

Le 6 avril, le Tribunal de Grande Instance a rendu un jugement favorable pour mon changement de prénom et de mention de sexe à l’état civil. Il fallait juste maintenant patienter gentiment et effectuer quelques relances téléphoniques auprès du Parquet Civil et de la Chambre du Conseil du Tribunal pour enfin recevoir le 24 mai la lettre du Procureur de la République stipulant qu’il avait sollicité l’Officier de l’état civil de ma mairie de naissance pour que mon acte de naissance soit rectifié.

La loi obligeant de laisser un délai de carence de quinze jours avant de pouvoir effectuer toute demande, ma mention de changement d’état civil fut apposée le 5 juin avec cette petite annotation qui change tout : « L’intéressée est désignée comme étant de sexe Féminin ; son prénom est désormais Laureen ».

VICTOIRE, VICTOIRE, j’étais enfin reconnue officiellement par la République française comme une femme totalement légitime.

Je détenais entre mes mains cette simple feuille A4 devenue à présent le précieux sésame nécessaire pour l’obtention de tous mes documents officiels !

C’est une émotion tellement immense lorsque vous prenez conscience que le combat administratif touche à sa fin. Vous sentez littéralement le poids de ces longues procédures judiciaires retomber complètement au profit d’une grande libération de votre esprit, accompagnée d’un bonheur et d’une légèreté de l’être incommensurable.

En parallèle, je continuais toujours mes séances d’électrolyse pour essayer d’éradiquer ces maudits poils blancs sur le menton qui m’obligeaient à le dissimuler sous une écharpe dans la rue et sous un masque chirurgical dans le service de soin où je travaille. Car, il faut savoir qu’entre deux séances, vous devez impérativement laisser suffisamment pousser ces intrus pour que l’électrolyste puisse saisir et maintenir chacun d’entre eux avec sa pince avant de projeter un courant dans le follicule pileux jusqu’à sa base pour le détruire.

Début mai, j’effectuais mon deuxième bilan hormonal avant de me rendre en consultation de suivi avec mon endocrinologue pour connaître l’interprétation des résultats et renouveler mes ordonnances pour un an. Le traitement semblait efficace puisque la testostérone atteignait à présent un taux insignifiant au profit de l’augmentation conséquente de mon taux d’oestradiol. C’était une bonne nouvelle d’avoir la confirmation que mon corps réagissait bien à ma THS. De mon côté, depuis le début de mon hormonothérapie, je surveillais attentivement le moindre signe clinique, qui m’aurait révélé un sous-dosage ou surdosage en oestrogène.

Juin apportait encore du changement puisque ce fut le mois où j’effectuais ma demande de changement d’immatriculation à la sécurité sociale et l’obtention d’une nouvelle carte vitale. Le plaisir d’avoir enfin des papiers en adéquation avec mon identité me remplissait de joie. Pouvoir se présenter à tous les rendez-vous sans être obligée de fournir à chaque fois une explication sur sa situation est une véritable délivrance psychologique qui vous procure un réel sentiment de liberté retrouvée.

C’est ainsi que je me suis empressée, lors de ma dernière consultation à propos de ma FFS avec la chirurgienne, de faire mettre à jour mon état civil auprès des services administratifs de l’hôpital Saint-Louis.

J’anticipais déjà sur ma future hospitalisation et souhaitais vivement que mon dossier de patiente soit parfaitement à jour pour éliminer toute anomalie identitaire qui pourrait me porter préjudice.

Ayant ramené avec moi les clichés de mon scanner ainsi que les téléradiographies demandées, la chirurgienne se servit de ces supports visuels pour dessiner quelques croquis afin de me montrer concrètement en quoi consisterait l’opération. Attentive, je buvais chacune de ses paroles, me projetant déjà au jour de l’intervention. Ces explications claires et précises renforçaient la confiance que j’avais déjà en elle et m’apportaient beaucoup de sérénité. C’est à ce rendez-vous qu’elle m’expliqua que mon lipofilling des pommettes ne serait pas réalisable, étant trop menue pour les prélèvements de graisse.

Le dernier jour de juin fut pour moi l’occasion de me rendre pour la toute première fois à la marche des fiertés à Paris et de faire un bout de chemin entre la place de la Concorde et de la République en compagnie de Sylvana, une belle artiste, particulièrement habile dans le jonglage.

Une merveilleuse rencontre de plus sur le chemin de ma transition…

8. L’ÉCLOSION

Afin de poursuivre le chemin vers la réconciliation avec moi-même, j’ai souhaité en juillet 2017, prendre contact avec une équipe médico-chirurgicale parisienne pour, conjointement à mon parcours libre, emprunter la route du parcours officiel.

Avant de pouvoir prétendre à l’accès à la chirurgie de réassignation génitale et de féminisation, il faut se soumettre en France, à ce que l’on appelle un « diagnostic différentiel » réalisé par un médecin psychiatre du réseau officiel qui confirmera, en quelques consultations, votre dysphorie de genre.

J’ai donc reçu un énorme questionnaire à remplir et à renvoyer avant mon tout premier rendez-vous.

À la fois complet et complexe, j’ai voulu prendre mon temps pour y répondre. C’était pour moi l’opportunité de pouvoir, pour la toute première fois, coucher sur le papier toute la souffrance accumulée depuis tant d’années et de poser des mots sur le mal-être qui me rongeait depuis toujours.

Il m’aura fallu trois jours pour réaliser de la manière la plus sincère et authentique cette introspection.

Psychologiquement, ce n’est pas évident de gérer cette remontée en surface d’un flux énorme d’émotions, longtemps enfouies, refoulées au plus profond de soi et que ce questionnaire libère comme un lâcher de barrage. Vous êtes littéralement submergé par vos sentiments.

Organisé comme une biographie, ce questionnaire segmente et passe en revue de manière chronologique et minutieuse, toutes les facettes de votre vie et le vécue de votre dysphorie, tel un scanner cérébral découpe par tranche successive chaque image de chaque portion de votre encéphale.

C’est en septembre que j’ai rencontré ce médecin psychiatre pour débuter mon expertise médicale.

La consultation s’est vraiment très bien passée. J’ai eu l’impression d’avoir été réellement entendue et comprise.

Pourtant, l’exercice n’était pas facile pour moi, car certaines questions précises sur ma vie intime me donnaient le sentiment de me retrouver complètement nue face à lui. J’éprouvais un peu de gêne de devoir m’expliquer sur des questions que d’ordinaire, on ne confie pas à des inconnus.

Moi qui cultivais le secret, là, je devais tout révéler de moi !

Après avoir passé le cap de cette étape difficile, j’ai ensuite ressenti beaucoup d’empathie et de bienveillance, émanant de cette personne.

Il semblait très intéressé par mon histoire de vie et notamment par le fait que ma fille m’avait apportait immédiatement son soutien. Ce fait précis lui semblait complètement inédit au regard de la documentation générale sur la Transidentité.

Je me souviendrai toujours de sa phrase, lorsqu’il m’a dit : – « Mais vous savez que ce que vous me dites là, çà n’existe pas ? ».

J’ai d’abord cru qu’il pensait que je mentais et que je lui racontais des cracks, mais non, il voulait tout simplement me signifier que ce type de situation singulière n’avait jamais été recensée et référencée dans les études réalisées sur la compréhension de la dysphorie de genre. Il désirait ne pas en rester là et souhaitait vivement « médiatiser » d’une façon ou d’une autre cette information nouvelle.

Depuis ce moment, j’ai ressenti une grande relation de confiance s’établir entre nous.

Je pense avoir convaincu rapidement cet expert psychiatre de la légitimité de ma demande, car il aura fallu seulement trois rendez-vous pour qu’il me donne son approbation et soumette mon dossier à la RCP du réseau parisien (Réunion de Concertation Pluridisciplinaire) réunissant l’endocrinologue et la chirurgienne, afin qu’ils me donnent le feu vert pour la suite, à savoir l’accès à la chirurgie.

Parallèlement à ce passage obligé, lorsque l’on décide de faire un parcours officiel, ce début d’été 2017 aura été aussi de manière bien plus légère, celui de mon premier passage au salon de coiffure pour me faire une couleur et structurer quelque peu mes cheveux.

Enfin, le plaisir d’arriver en étant féminine a cent pour-cent dans un lieu qui vous est réservé. Pouvoir être juste soi-même et profiter de ce petit moment de réconfort.

De nouveau être une femme parmi les femmes. Du pur bonheur !

L’accueil des deux coiffeuses de ce petit salon à été si chaleureux, qu’immédiatement, je me suis senti à l’aise et décontracté.

Quelle agréable sensation d’être aux petits soins entre les mains expertes de professionnelles, qui avec passion, essayent de sublimer votre féminité pour que celle-ci s’exprime bien au-delà du miroir ! Ce sont des faiseuses de petits bonheurs.

En effet, en début de transition, nous avons souvent une image encore très critique envers nous-même. Nous ne sommes pas tendres avec le reflet de notre glace. Nous avons comme une sorte de calque de l’image masculine d’avant, qui, tel un filtre visuel, se superpose automatiquement sur le reflet de notre nouvelle image corporelle naissante. Nous ne pouvons nous empêcher, de nous fixer sur certains traits de notre visage, qui pour nous, semblent encore nous trahir, alors qu’en réalité, le changement corporel s’amorce déjà tranquillement et gomme gentiment au fil des mois cette ancienne image.

Alors ces soins, qui vous magnifient, revêtent une réelle importance, bien supérieure au sens premier de l’esthétisme. Ils contribuent à soigner vos blessures du passé et vous apprennent tout simplement à enfin vous aimer.

Toujours à la même période, avec mon ALD en poche, j’avais décidé de me rendre sur Paris, dans un cabinet de dermatologie, pour poursuivre les séances de laser que j’avais déjà commencé pour éradiquer les poils noirs de mon visage, mais surtout aussi, des séances d’épilation électrique, appelées communément électrolyse, pour les poils blancs. C’est un complément obligatoire, lorsque l’on a malheureusement comme moi, des poils blancs sur le visage qui échappent au traitement laser.

Cette démarche est essentielle dans l’accompagnement médical de la transition. C’est le seul moyen efficace pour éradiquer de manière définitive ces poils indésirables.

Après avoir établi un devis plus une évaluation des soins à accomplir avec la dermatologue, le traitement pouvait enfin commencer.

Avant chaque séance d’épilation, il faut raser le jour-même la zone à traiter et surtout, bien suivre scrupuleusement les recommandations comme ne pas s’être exposée au soleil quelques jours auparavant et surtout, se présenter sans aucun maquillage avant le soin.

Dans ce cabinet, contrairement à ce que j’avais déjà expérimenté ailleurs, la douleur est quasi inexistante. Les praticiennes utilisent un système d’air réfrigéré qu’elles diffusent sur le visage de manière simultanée avec les tirs du laser. Cela anesthésie complètement la zone traitée. Ensuite, elles vous apposent des poches de glaces qu’elles laissent en place quelques minutes, puis vous appliquent une crème apaisante.

En revanche, pour l’électrolyse, il ne faut pas se raser soixante-douze heures avant chaque séance afin de permettre au praticien d’attraper un à un chaque poil blanc avec une pince à épiler avant l’introduction de l’aiguille. Ce n’est pas hyper douloureux, mais l’on ressent tout de même un petit quelque chose.

J’ai été impressionnée et agréablement surprise par la rapidité d’exécution du praticien et sa dextérité. Je ne pensais pas qu’il irait aussi vite.

Visuellement, c’est un peu impressionnant, car au milieu de son halo lumineux, se trouvait une petite vitre dans laquelle je voyais parfaitement toute la scène. Ressentir et voir, ce n’est pas tout à fait la même chose !

Et puis finalement, au bout de quelques minutes, je me suis rapidement habituée à cette nouvelle sensation cutanée, rythmée par le son incessant du signal émis par l’électrode à chaque follicule pileux traité.

Puis le temps passe tranquillement. De temps à autre, on vous repasse une compresse imbibée de désinfectant puis, à la fin de la séance, on vous applique une crème apaisante.

Personnellement, j’ai trouvé que ce n’était pas si douloureux que çà. Je m’attendais à bien pire ! Mais il faut l’admettre, nous ne sommes pas toutes égales face à la douleur.

Le ressenti est vraiment propre à chacune d’entre nous.

Ainsi, entraînée de rendez-vous en rendez-vous, de consultations en consultations et de soins en soins, j’étais lancée tête baissée dans une nouvelle dynamique à un rythme effréné, partagée entre mon travail à plein temps et les démarches nécessaires à ma transition.

Je ne réalisais pas encore à quel point, j’étais déjà en train d’éclore.